Marketing, innovation et usages en 2026 : moins, mais mieux.

Et si 2026 marquait un vrai coup de frein ?
Pas un arrêt, juste un ralentissement salvateur (comme après une soirée bien arrosée).

Le contexte actuel (géopolitique, économique, environnemental et sociétal) n’est pas simplement compliqué. Il force des choix. Et surtout, il met fin à une forme de naïveté collective (nous avons plein d’exemples pour chacun de ces contextes).

Depuis plusieurs années, c’est la course : toujours plus de canaux, plus d’outils, plus de contenus, plus d’IA (avec chaque jour un nouvel outil encore plus performant). Mais une question devient de plus en plus difficile à éviter : est-ce que tout cela crée encore de la valeur et du sens ?

J’en suis convaincu : 2026 marquera un point d’inflexion.

Je repense à cette (excellente) intervention de Pedro Correa à l’Université de Louvain en 2019 ci-dessous, où il résume « C’était une invitation à mieux se connaître, à s’aligner avec ses vraies valeurs, à transformer les organisations et, de proche en proche, à bâtir une société plus respectueuse et plus juste. ».
En 2026, trois évolutions, déjà engagées, se dessinent clairement.

Ce n’est pas le manque d’outils qui pose problème, mais une sorte d’incapacité à leur donner une vraie direction.
En 2026, trois évolutions, déjà engagées, se dessinent clairement.

Marketing 2026 : la fin du bullshit, retour du vrai ?

20 ans après le « web 2.0 », on repasse de « l’over-marketing » à « l’under-marketing ».
Pour les marques : des prises de parole plus rares mais plus vraies, de ne pas être partout, communication orientée + sur la preuve d’usage que sur la promesse.

Innovation : après la bidouille vient le temps de l’intégration responsable.

Intégration réelle dans les processus pour en finir avec le shadow IA dont je parle ici : https://lnkd.in/e8W73G7D, simplifier le travail, et surtout l’accepter.
Et surtout avec les contrainte économique, énergétique et réglementaire : plus sobre, réparable, réversible (je suis en plein label NR depuis quelques semaines… donc forcément influencé !).

GenZ et Alpha : moins de numérique, mieux choisi.

Fin de Facebook et des réseaux perçus comme artificiels, retour de communautés plus privées, cohérence entre discours et actes.
Et surtout, un (gros) choc générationnel devenu inévitable dans les organisations : rapport au temps, au travail, à l’autorité. Ce n’est pas nouveau, mais en 2026 : on ne pourra plus l’éviter.

En résumé : moins, mais mieux.
Moins de discours. Moins d’outils. Moins d’agitation.
L’innovation devra mettre + d’humain que de technologie.
Les usages plus conscients (et réfléchis) que compulsifs.